jeudi 17 avril 2008

travail et conditions humaine dans Germinal d'Emile Zola

Introduction


Germinal, roman mythique et épique est un roman de la lutte des classes.En ayant soulevé des thèmes sensibles comme la « question sociale », il est devenu le symbole du roman politique dans la littérature française.Le voulant puissant, poignant, émouvant, Emile Zola s’est documenté dans les mines.Pour qu’il y ait un contrepoint à la mort, une lueur d’espoir, Emile Zola, choisie ce titre pour décrire la germination d’une société nouvelle.

I – Le travail

A – Dans les mines

Le travail dans cette mine (le voreux) n’était guère assimilé à un jeu.Bien au contraire, il était dur et pénible, mais bien structuré car chacun connaissait sa place.Ainsi nous avions le machineur qui s’occupait de la descente des mineurs (27-28), les moulineurs qui se chargeait de faire sortir les berlines pleines et les remplacer par d’autre et de l’entrée du bois (29).Il y avait aussi la présence d’un palefrenier ( Mouque) qui s’occupait des chevaux ( bataille et trompette) (59).On avait aussi les porions qui contrôlaient le travail dans la mine(34).Du côté des mineurs on avait les haveurs, les herscheurs, les galibots.Les haveurs avaient pour rôle d’abattre la houille (40), les herscheurs avaient eux comme rôle de remplir les berlines et de les pousser(43-44).Il se trouvaient dans cette mines des galibots ( enfants, ex : jeanlin,Bébert, Lydie) qui roulaient les berlines(37-39,45-57).On avait le receveur qui donnait le signal d’emballer les berlines et le freineur qui s’occupait des freins(45).Il y avait la présence du charretier (bonnemort) qui transportait les berline pleines pour que l’on les vida (8) , et le manœuvre du culbuteur (8).Après le déchargement des berlines les cribleuses se chargeaient de trier le charbon.Elle étaient payées par panier ( 65).Le puit d’extraction étaient profond de 554 m (29) et comptait 700 ouvriers (39-40).
Dans la mine le toit n’était pas régulier, tantôt il s’abaisse et il faut baisser la tête.Cependant on marche à l’aise de temps à autres la tête courbée.Les porions et les ouvriers connaissent les voies et ne butaient jamais.C’est dans la galerie de roulage que se passait la traction à cheval.De temps en temps dans les galeries du fond, de minces veines ( couche de charbon à exploiter) de houilles tassées trop étroite restent inexploitables.Dans la galerie de la veine , la traction à cheval cesse , ce sont les herscheurs qui poussent les berlines.Au fur et à mesure que les ouvriers avancent dans la houille, ils boisent derrière eux et les ouvriers de l’après-midi, la coupe à terre remblaient en jetant entre les bois les déblais de la galerie.Cette galerie est poussée par les piqueurs qui extraient le charbon de la veine et qui enlèvent la roche dont ils laissent les déblais sur la voie pour que les ouvriers de la coupe à terre les prennent et remblaient l’après – midi.En même temps ils créent la galerie supérieure, que les remblayeurs laissent se former d’un bout à l’autre.Le fond de taille est la partie de la veine que l’ouvrier abat et qui roule sur la galerie de fond, ou l’on charge les berlines.Il faut pour qu’un haveur travail, il s’appuie sur la planche à crochet.Cette planche retient le charbon qui retomberait plus en bas sur la tête de l’autre haveurs.Quatre ou cinq haveurs peuvent travailler les uns au dessus des autres ( page 40).Ils doivent boiser de temps à autre.Ils travail donc ainsi sur un plan incliné plus ou moins suivant l’inclination de la veine.L’ouvrier se met sur le flancs et attaque la veine de biais.Les ouvriers montent parmi le charbon en se tenant au bois, très chaud, la sueur coulante.Enfin, en haut on trouve l’amorce de la galerie supérieure laissée en haut de la taille et qui fait retour dans le long de la taille déjà remblayé.


B- le patronnât (organisation, politique, contrat)

La compagnie de Montsou avait une organisation hiérarchique bien fondée.Il y avait le directeur général, Mr Hennebeau (page 79), les actionnaires des mines tel que Mr Grégoire et Mr Denneulin (page 68-69) .Ce dernier a été obligé de vendre ses mines après la grève parce qu’il a été ruiné.Après vient les ingénieurs tel que Paul Négrel, ingénieur des mines de Hennebeau (page 49).En plus d’être patron de ses mines, Mr Denneulin en est aussi l’ingénieur.Au bas de l’échelle se trouve, d’abord les comptables, les maîtres Porion et les Porions.
Emile Zola à travers Germinal oppose plusieurs politiques à travers plusieurs personnages.La politique du patronat était purement et simplement capitaliste.Il réduisait le salaire des mineurs d’une manière ou d’une autre pour augmenter leur revenu ( page 168).La politique du marchandage est aussi retrouvé au niveau du patronat.Les ingénieurs, tel que Négrel infligeait des amendes aux mineurs - qui n’arrivaient même pas à payer – quand le boisage était mal fait,alors que les supérieurs hiérarchiques n’étaient guère au courant ( page 50).
Chaque ouvrier avait un livret qui montrait son engagement envers la compagnie (page ).Le salaire journalier pour quinze heures de travail, pour un homme était de 2 francs, pour les femmes de 1 franc et pour les enfants, ils étaient payés de 30 à 40 centimes selon l’âge.Les ouvriers avaient aussi droit à une pension de 180 francs qu’à soixante ans et 150 francs de pension si ceux-ci étaient fatigués avant les soixante ans (page 13).Mr Hennebeau était aussi salarié avec un salaire de
40000, Parce qu’il dépendait de la régie.


II – Les conditions humaines

A – condition de vie dans les corons

Un coron est constitué de plusieurs habitations ou les mineurs, vivent en famille.Le coron des deux-cent-quarantes (ou paie-tes-dettes, comme l’avaient surnommé les mineurs) était situé au milieu de champs de blé et de betteraves près de la mine.Il était constitué de quatre immenses corps de petites maisons adossés, que séparaient trois larges avenues.Le coron appartenait à la compagnie et les mineurs payaient un loyer de six francs par mois (page 93).Chez les Maheu, ils vivaient en famille dans une habitation étroite qui est constitué d’un étage et d’un petit potagers à l’arrière.A l’étage, il y ‘avait q’une seule chambre occupé par les six enfants qui se partageaient 3 lits.Dans le couloir se trouvait le lit des parents près duquel se trouvait le berceau de la benjamine.Il y avaient qu’une seule chandelle pour éclairer la maison.Les murs en briques ne sont pas épais et les voisins peuvent tout entendre.Il n’y a pas vraiment de vie privée.(page 20).La vie quotidienne était agrémenté par des ragots et des mésententes (pages 368-369,53).La compagnie distribuait par mois à chaque famille huit hectolitres d’escaillage, charbon dur ramassé dans les voies qui s’allumait difficilement (page 37).Les avenues du coron étaient couverte de boues noires à cause du charbon.( page103).Les mineurs vivaient dans la misère et étaient endetté (page 88).En exemple, la Maheude ne réussissant plus à nourrir tout le monde, n’ayant plus crédit chez l’épicier décide d’aller quémander chez les Grégoire.

B – condition de vie de la bourgeoisie (les propriétaires)

Les bourgeois vivaient dans le luxe, dans l’opulence.En exemple les Grégoire vivaient dans une grande propriété (30 hectares), loin des mines, isolé du reste du monde (2 Km de Montsou).Ils vivaient dans une grande maison carré avec des vergers et des potagers célèbre pour leur fruits et leurs légumes.Ils aimaient les grasses matinées, pour eux le sommeil était une passion.Pour dormir ils portaient des pantoufles, des flanelles.Ils étaient très oisifs et mangeaient bien. (Ex : la Grégoire).Il y avait du respect et de la complicité entre Maîtres et domestiques.Ils possédaient sept personnes à leur service qui sont fidèles et vivent en harmonie avec leurs maîtres.Ils avaient une cuisine immense, d’une propreté extrême qui possédait un arsenal d’ustensiles.

C – conditions de travail et risques

1. conditions et risques divers

Dans Germinal, Zola nous décrit les conditions de travail qui sont détestables, difficiles. Les accidents et maladies professionnelles sont fréquents, les salaires sont dérisoires. Les ouvriers sont payés à la semaine, à la journée, à la tâche.Bonnemort explique les différentes étapes de son travail (page 25,26). Il est descendu dans la mine alors qu'il n'avait pas encore huit ans. Il a d'abord été galibot, puis herscheur lorsqu'il eut la force de rouler, ensuite haveur. Ayant des problèmes aux jambes il est devenu remblayeur, raccommodeur et il est maintenant charretier. Il a cinquante-huit ans et s'il prenait sa retraite il n'aurait qu'une pension de cent cinquante francs. Bonnemort va donc attendre d'avoir soixante ans pour obtenir une pension de cent quatre-vingt francs. On peut donc remarquer que trente francs dans la vie des mineurs est extrêmement importants.Dans les mines les ouvriers sont exposés à de très forte variation de températures (page 52 et 325), la chaleur était suffocante, l’air quasi absente.L’eau était présente dans la mine et dérange le travail des mineurs (page 52 et 55).Ils étaient aussi exposés à l’humidité (page 52). Ce travail nécessite aussi des efforts physiques.A l’exemple de Catherine qui poussait une berline valant les 700kg. Les ouvriers doivent se faufiler dans les mines, creuser dans des positions difficiles, passer les berlines, les remplir. (Page 54). Travailler dans la mine est dangereux. Il y a des risques d'éboulement (page 204), des coups de grisou.(page 506)Zola décrit la fosse, un lieu effrayant (page 21).Les bâtiments sont mal éclairés, pleins de trous noirs inquiétants avec la complication de leurs salles et de leurs étages.Zola raconte la façon dont Etienne Lantier découvre ces lieux effrayants. Après avoir monté un escalier obscur et à moitié détruit, il s'était trouvé sur une passerelle branlante, puis avait traversé le hangar du criblage, plongé dans une nuit si profonde qu'il marchait les mains en avant pour ne pas se heurter..Pour finir, les mineurs ont droit à leur propre maladie ce qui n’est pas un privilège pour eux.Les poussière dans la mine comportent des substances qui provoquent des maladies (page 308).

2. conditions et risques spéciaux

Dans la mine, le risque le plus craint était le coup de grisou( 292-293).La présence des gaz toxiques ne permettait pas non plus le travail.Comme exemple citons le cas de Catherine( 295)Par manque de chauffage , avant chaque descente les mineurs se ‘’rôtissaient la peau ‘’pour mieux supporter le froid (31).De plus, il étaient très mal protéger à l’exemple d’Etienne qui utilise un chapeau en cuir en guise de casque(33).A cause des filtrations d’eau (35), du froid, de l’humidité (55), du mauvais éclairage (35), il étaient difficile de passer entre les galeries ( 37) et d’effectuer le roulage des berlines ( 44).De plus les changements brusques de température n’arrangeaient guère la situation (38).La présence des gaz qui pouvaient tuer des hommes en quelque instants.(294)On avaient aussi les éboulements qui causaient des morts ( 181) et la mauvaise posture des mineurs (40).La mine était crainte par les mineurs qui disaient qu’elle était un Dieu insatiable de chair humaine ( 72).


D – Conséquences

1. sur la vie des mineurs

A ces misérables conditions de travail s’ajoute la fatigue due aux nombreuses heures de travail ( 15 heures).Ces faiblesses physiques étaient très propices aux développement de maladies additionnées aux maladies propres à eux.A la sortie du voreux , ils étaient très sales et ne respectaient pas les notions d’hygiène.Le taux de mortalité était très élevée.Les familles étaient usées par le travail de la mine exploitées par la compagnie après un siècle de travail ( ex : la famille Maheu ; page
).A cause des bas salaires le planning familial n’était pas respecté (page 18).Il n’y avait pas de respect entre parents et enfants (Exemple de la levaque et de son fils où il eu l’inceste).Les femmes n’étaient pas appréciées à leur juste valeurs.Ces dernières étaient plus souvent obligées d’échanger quelques plaisirs sexuel pour quelques vivres (page 89).


2. sur les enfants

Les enfants travaillant dans la mine étaient aussi exposé aux même dangers que les adultes (ex jeanlin).Ils entraient très jeunes dans la mine (jeanlin, bonnemort) et en ressortaient affaiblie avec des maladies (ex : bonnemort). L’immoralité prenait de l’ampleur avec jeanlin et ses amis qui se livraient à la délinquance (page 255).Ils n’étaient pas scolarisés.Les jeunes, eux s’adonnaient à des plaisirs sexuels autour de la vieille fosse qui était un endroit écarté et désert ou les filles de Montsou y rodaient avec leurs amoureux (page 122 et 127).

3. L’avant grève

Avant la grève, Etienne avait proposé la création d’une caisse de prévoyance alimentée par les cotisations qui permettrait de résister plus longtemps à une éventuelle grève(page 170).Cette caisse de prévoyance verra le jour à cause du mécontentement de la majorité des ouvriers.Plus tard, le jour de la paie au coron, la compagnie déguise une baisse des salaires en un nouveau paiement( 192).C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et l’idée de grever habitait déjà la tête des ouvriers.(page 193).Mais le travail continu dans des conditions plus affreuse d’où surgit un accident, qui provoquera l’infirmité de jeanlin( page 204).

4. La grève
Les mauvaises conditions de vie et l’exploitation du patronat ont suscité une révolte chez les ouvriers.Suite à la réduction des salaires et à l’éboulement, le mécontentement des mineurs arrivera à son paroxysme. En décembre, la grève éclate, le jour où les Hennebeau reçoivent les Grégoire pour préparer le mariage de Cécile et de Négrel (215). Hennebeau songe à profiter de la grève pour absorber la mine de Denneulin (229). Arrive une délégation de mineurs (230). Maheu, qui a accepté de la conduire, expose les revendications de ses camarades. Étienne exprime sa volonté de changement social (233 à 240). Deux semaines plus tard, la grève est générale, sauf au puits Jean-Bart (241). Le silence règne sur le coron (242). Les mineurs tiennent, bien que la caisse de prévoyance soit épuisée (242). Étienne décide de demander l'aide de l'Internationale auprès de son délégué, Pluchart (252). Rasseneur, partisan de la négociation, s'oppose à Étienne et à l'Internationale (255 à 259). À l'issue d'une réunion clandestine, les dix mille mineurs de Montsou adhèrent à l'Internationale (268-269). En janvier, le froid et la famine accablent les mineurs (270 et 276). On tente de survivre grâce à des expédients. Maheu et Étienne convoquent une assemblée dans la forêt pour remobiliser l'énergie des mineurs (283). Au cours de la réunion, Étienne parvient à galvaniser l'enthousiasme des mineurs, malgré Rasseneur. Jaloux, Chaval annonce la grève à Jean-Bart (299 à 311). Denneulin se précipite à Jean-Bart, et parvient à circonvenir Chaval en lui promettant une place de chef (320). Le travail reprend. L'équipe de Chaval travaille au fond, mais l'on apprend que les grévistes de Montsou ont coupé les câbles (331). Il faut remonter par les échelles. Les grévistes ont envahi la fosse Jean-Bart, et, malgré Étienne, qui tente de les calmer, ils sabotent le matériel (343-344). Étienne contraint Chaval à se joindre à la manifestation qui marche sur les autres fosses (345). La foule traverse la plaine et va d'une fosse à l'autre. Fuyant les gendarmes, la foule revient à Montsou pour réclamer du pain à la Direction (373-374). Hennebeau fait appel à l'armée alors qu'au cours d'une promenade, Mme Hennebeau et Négrel ont cru voir l'image de la révolution dans la foule des manifestants. On se barricade. Les mineurs hurlent leur faim. Pour faire diversion, Étienne lance la foule sur l'épicerie Maigrat (383). Les femmes tuent l'épicier et le châtrent (387-388-389).L'armée occupe les fosses (393). Maheu est renvoyé, Piéron est arrêté, Étienne se cache, et Jeanlin le nourrit. Étienne, dégoûté par la violence et la misère, ambitionne une carrière politique. La tension monte au coron (406-407).Alzire meurt de faim et de froid (418).Chez Rasseneur, Étienne et Souvarine échangent des nouvelles démoralisantes. Arrive Chaval qui annonce qu'il va diriger une équipe de mineurs belges recrutés pour briser la grève (424). La foule des grévistes affronte les soldats, qui tirent et tuent. Maheu tombe, ainsi que Bébert, Lydie, la brûlé, le porion richomme, Mouquet et la Mouquette (453-454-455). La Compagnie veut mettre fin au conflit. Étienne est en butte à l'hostilité des mineurs qui le rendent responsable des morts (464). Chez les Grégoire, on célèbre les fiançailles de Cécile et de Négrel. Denneulin s'est résigné à vendre sa mine à la Compagnie. Souvarine fait ses adieux à Étienne, avant de descendre dans le puits du Voreux pour le saboter

5. L’après grève.

Cette grève eu bien plus d’inconvénients que d’avantages.Elle eu un bilan assez lourd d’abord en victimes , c'est-à-dire 14 mort et 25 blessés, puis en matériels à savoir des destructions de machines dans les mines, des destructions totales des mines par sabotage et par inondations ( page 457)Elle tourna aussi à l’échec car il n’y a pas eu de répercutions favorables sur le salaire des mineurs.N’ ayant pas eu gain de cause, les ouvriers furent contraint de redescendre dans cette mauvaise bête que représente le vœux, tout en suivant les principes du patronat : travail pénible plus salaire médiocre ( page 482).L’avantage, néanmoins serait que cette grève est eue blesser la conscience du patronat même s’ils se sont montrés insensibles.Cette reprise de travaille entraîna la mort de Catherine et de Chaval dans l’éboulement du voreux saboté par Souvarine.

Conclusion

Ce roman des mineurs, c’est aussi l’enfer dans un monde dantesque, où l’on « «voyage au bout de la nuit ».Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps, écrasé, l’homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d’espoirs.
C’est la plus belle et la plus grande œuvre de Zola, le Poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.

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